17.04.2008

Tout est bien qui finis bien ?

Hier François Bayrou avait réuni le bureau exécutif de l’UDF. Par 19 voix contre 6, l’ex-bureau exécutif a été claire : « il n’y aura pas de retour a l’ancienne version de l’UDF ». Le Mouvement Démocrate peut donc continuer son chemin, dans les mêmes locaux, avec le même financement public.

 

Affaire classée alors ? Pas si sur, mais en tout cas, pour le moment l’implosion qui pouvait être crainte n’aura pas lieu avec les anciens UDF, réfractaire aux Démocrates. Maintenant, reste a savoir quelle ligne nous allons prendre… L’indépendance, oui. Mais a quel prix ? Nous en reparlerons prochainement.

14.04.2008

Conférence de presse de François Bayrou cet après midi

Cet après midi, François Bayrou a donné un conférence de presse afin de clarifier les ambigüités, les dernières attaques subit par le Mouvement Démocrate. D'un ton ferme, il a dit ce qui devait être dit. Je souscris totalement à son discours.

 

En voici quelques extraits : 

 

"Mesdames, Messieurs, Je vous remercie d'avoir accepté cette rencontre. J'ai voulu vous dire quel est, à mes yeux, l'enjeu des semaines qui viennent pour le Mouvement démocrate et de la manœuvre qui est engagée autour de lui. Depuis quelques jours, nous savons de manière certaine que des mouvements présentés comme internes, la mise en cause de la ligne d'indépendance de notre mouvement, n'avaient en réalité pas grand chose de spontané, qu'ils étaient dirigés et agités de l'extérieur, et pour parler clairement, de l'Elysée. Je veux vous dire ma réaction lorsque j'ai lu ces documents et les échos de presse nombreux qui les précédaient et qui, tous, allaient dans le même sens. Je me suis dit qu'on attendrait du président de la République, dans une telle période de crise financière, économique, sociale, d'éducation, qu'il s'occupe de l'essentiel pour le pays, et qu'il respecte tous ses concitoyens même s'ils ne sont pas d'accord avec lui.

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Elle consiste primo : à « cibler » un certain nombre d’élus en leur promettant portefeuilles, galons et chamarrures, et à dresser ainsi les élus contre la volonté d’indépendance des militants.

Secundo : à essayer de déstabiliser le Mouvement démocrate en prétendant qu’on pourrait dans un illusoire retour en arrière faire revivre l’UDF d’antan, contre la décision solennelle de son congrès, en en faisant de nouveau l’allié inconditionnel du parti majoritaire.

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Nous sommes en désaccord depuis le premier jour avec la politique qui a été choisie pour les finances publiques de notre pays, qui a consisté à laisser croire follement, pendant des mois, que l’équilibre se retrouverait par la distribution d’argent facile, en particulier par des avantages fiscaux pour ceux qui étaient déjà les plus favorisés. Cette politique de légèreté, en peu de mois, a conduit à un déficit de dix milliards d’euros supérieur au déficit de l’année précédente. Cette politique « keynésienne », ou pseudo-keynésienne, qui est, disons-le en passant, traditionnellement, la politique même du parti socialiste, va déboucher sur un accident économique et budgétaire sans précédent car il n’y a plus de marge de manœuvre, et il n'y a plus de soupape d'échappement.

Nous sommes en désaccord avec les fausses promesses et nous craignons la crise sociale qu’une telle déception peut entraîner. On a promis, pendant la campagne présidentielle, à des Français qui l'ont cru,  tout et le contraire de tout : on a promis l’augmentation du pouvoir d’achat ; on a promis qu’on rendrait aux Français 68 Milliards d’euros ; on a promis le Revenu de solidarité active pour les plus pauvres ; on a promis des droits sociaux supplémentaires ; on a promis que l’éducation serait la priorité de la nation. Aucune de ces promesses n’a été respectée et aucune ne le sera car leur addition était en soi intenable, comme je l'ai dit pendant la campagne présidentielle. Leur addition était intenable étant donné la situation du pays. Mais on a appliqué la vieille loi qu’on enseignait dans les Hauts-de-Seine : « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». Cet abus de promesses a nourri le risque d’une crise sociale, la pauvreté gagnant, et les classes qu’on appelait hier moyennes étant de plus en plus exposées, aussi bien aux franchises, qu’à l’augmentation des produits de première nécessité comme le gaz, ou à un appel général aux mutuelles. Je ne sais pas quelle forme peut prendre cette crise sociale, mais à l’état endémique, cette crise sociale est le fond de l’humeur de notre pays.

Nous sommes en désaccord avec ce que Nicolas Sarkozy a choisi de faire de la fonction présidentielle. Et nous avons une tout autre idée de ce que doit être le président de la République. Pour nous, le président de la République, c’est l’homme de la nation et non pas l’homme d’un parti ou d’un clan. Il est pour nous incompatible avec l’idée de la fonction d’imaginer que le président de la République puisse, au vu et au su de tout le monde, présider au comité qui organise la majorité. Cela veut dire qu’il est le représentant de ses partisans, et non pas le représentant du pays tout entier. Or dans les mois et les années qui viennent, plus que jamais, le pays a besoin d’un président qui soit au-dessus des intérêts et des contingences des partis. Car les problèmes qui viennent ,menacent la nation tout entière, dans sa substance, dans son tissu social, dans son unité.

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J’ai décidé d’en appeler aux adhérents, aux militants et aux sympathisants du Mouvement démocrate. C’est l’heure de la grande clarification pour échapper aux tentatives de déstabilisation et pour construire un mouvement cohérent.

Je le dis aux adhérents qui ont fait le Mouvement démocrate : c’est maintenant à vous de vous exprimer. C’est votre détermination qui fera tranquillement échec à toutes les manœuvres, d’où qu’elles viennent. Je vous appelle à exprimer votre conviction, à prendre à votre tour les choses en main.

Je vais donc soumettre au suffrage des adhérents, dans une consultation à laquelle chacun sera associé, un texte d’orientation qui ne laissera aucune place à l’ambiguïté. Et j’invite tout dirigeant qui ne serait pas d’accord avec la ligne d’indépendance que je défends à soumettre sa propre motion aux adhérents. Alors nous compterons les soutiens. C’est maintenant, devant nos adhérents et militants que tout débat doit être conduit et tranché.

Cette clarification devra être accomplie avant l’été pour que cessent les manœuvres de déstabilisation. Le 26 avril devant ceux qui ont porté nos couleurs aux élections municipales, le 14 mai devant notre conseil national, nous fixerons les conditions de cette consultation en même temps que le calendrier et les conditions de l’élection de nos instances locales.

Pour moi, les choses sont claires : je n’accepterai plus ni manœuvres internes, ni déstabilisation externe, ni le bazar. C’est vers nos adhérents que je me tourne. Il faut leur exposer clairement et nous le ferons, les données de la situation. Et il faut leur faire confiance pour trancher, pour fixer une fois pour toutes le cap et les règles, et donc le destin, de notre mouvement."

13.04.2008

François Bayrou soutient Nathalie Kosciusko-Morizet

J’en parlais dans ma note précédente. Je soutiens NKM dans la façon qu’elle a eu de prendre position sur les OGM. François Bayrou a lui aussi pris position, il soutien la secrétaire d’état. Je trouve que c’est une très bonne chose :

 

François Bayrou a soutenu mercredi la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a provoqué une crise gouvernementale à l'occasion du projet de loi OGM. En effet, Nathalie Kosciusko-Morizet a dénoncé mercredi dans Le Monde un "concours de lâcheté et d'inélégance" dans son camp au sujet du texte OGM, visant son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'assemblée. "Elle a été courageuse et sympathique dans la prise de position qui a été la sienne", a déclaré François Bayrou à l'issue de la séance des questions au gouvernement. "Elle a été plus franche que la plupart de ceux qui s'expriment et je trouve que ça mérite un coup de chapeau", a-t-il poursuivi. "Elle apporte de la fraîcheur dans un monde en décomposition, à ce titre je la salue". La secrétaire d'Etat à l'Ecologie ayant présenté ses excuses, dans un communiqué, à la suite d'une réunion d'urgence du groupe UMP à l'Assemblée à propos de la polémique autour du projet de loi OGM, François Bayrou s'est interrogé: "Vous connaissez les régimes qui exigent des excuses? S'il y a des excuses, ce n'est pas un signe de très bonne santé". François Bayrou a par ailleurs indiqué qu'il allait voter contre ce texte, finalement adopté à une courte majorité (249 voix contre 228).

 

Autre nouvelle, François Bayrou n’a pas du tout aimé le « comité de liaison » de la majorité. Il a redit, encore une fois, mais c’est utile de la marteler encore et encore, que le MoDem est libre et indépendant.

 

François Bayrou a réprouvé mercredi le "comité de liaison" de la majorité annoncé par l'Elysée, y voyant un "réseau de cuisine politique. Ce n'est pas la fonction du président de la République d'être un animateur des partis politiques", a-t-il déclaré à la presse dans les couloirs de l'Assemblée. "La fonction du président devrait être au-dessus des partis, il ne devrait pas être un des acteurs. Le MoDem n'est pas englué dans ce réseau de cuisine politique de la majorité", a-t-il affirmé. "Les militants du MoDem sont libres et indépendants".

 

Dernière nouvelle, je vous retrouverai sans doute le 26 Avril a la réunion des élus et des candidats aux municipales et cantonales.

 

Le 26 avril 2008, le Modem organise une rencontre nationale des élus et de tous les candidats qui ont porté les couleurs du Mouvement Démocrate aux élections municipales et cantonales. Cette réunion se tiendra à la Maison de la Chimie à Paris de 9H30 à 14H00.